Pour ce 10ème défi, il fallait tout de même que je réalise un projet qui soit à la hauteur ! J’ai donc jeté mon dévolu sur cette veste style bomber !

Je vous invite à lire l’article de Zélie Décousue : http://zeliedecousue !  Vous découvrirez ainsi les patrons qu’ont choisi les autres defieuses !

Il s’agit du modèle n°110 du magazine Burda de mai 2014 :

Il s’agit d’une veste-blouson avec une encolure sans col, des poches à 1 passepoil, le milieu devant est zippé avec rabat et pressions. En bas de la veste et des manches il y a du bord côte (dans mon cas j’ai posé des bandes élastiquées). Sur l’une des manches, il y a une poche zippée. La veste ne prévoit pas de doublure (juste des parementures) : pour ma part, j’ai souhaité ajouter une doublure (je vous en parle plus bas !) :

J’ai utilisé un tissu de type jersey, façon molleton mais très fin. Je ne sais pas comment ça s’appelle mais je l’ai trouvé parfait pour cette veste car il est très souple, fin et a une bonne tenue malgré tout.

Pour coudre ce patron, j’ai suivi le cours proposé par Burdastyle Académy, une plateforme d’apprentissage à la façon de Craftsy mais en vraiment moins bien !

Je ne savais pas que Burda proposait ce genre de vidéos… J’ai découvert ça grâce au 3ème podcast de Sophie du blog « Sew and the city ». Dans cette vidéo, elle parle donc du cours qu’elle a suivi et de la veste qu’elle a cousue et que vous pouvez voir à gauche ci-dessous :

Bref, je suis littéralement tombée sous le charme de cette veste, d’autant plus que j’avais le magazine et donc le patron !

En ce qui concerne le cours proposé par Burdastyle, je rejoins ce que dit Sophie : ce n’est pas le cours du siècle, il manque un certain nombre de détails de finition et l’aspect final de la veste avec les couleurs noir/blanc/rouge n’est pas du meilleur goût…

Disons que la vidéo montre les grandes étapes principales de couture mais ça s’arrête là. La prof est jeune et dynamique mais hélas tout est assez approximatif et les finitions sont plus que douteuses. Regardez par exemple les surpiqûres de ce zip, c’est absolument affreux, non ?!

Ce que je regrette vraiment c’est qu’ils ont choisi un tissu de couleur noire, autant dire qu’on ne voit pas grand chose… Pour une vidéo d’apprentissage, je ne comprends décidément pas ce choix…

Ensuite, ce qui est étonnant c’est que tout est cousu de façon approximative. Le rabat ci-dessous est par exemple posé à l’oeil, comme ça… Pour ma part, j’ai tracé précisément l’emplacement de mon rabat avant de coudre…

Une fois le rabat cousu, il faut dégarnir les valeurs de couture avant de faire les surpiqûre. Comme le montre la photo ci-dessous, la prof ne l’a pas fait, si bien qu’on voit les valeurs de couture quand on ouvre le rabat et je trouve ça plutôt disgracieux… C’est vraiment étonnant pour un cours qui est censé être donné par une « couturière experte »…

Deux autres choses également étonnantes :
1/ Le patron dit de mettre du thermocollant mais la prof décide de ne pas en mettre et je ne comprends pas pourquoi… C’est pourtant indispensable quand on coud des poches passepoilées par exemple. Idem pour le rabat, les parementures… bref, la veste n’a aucune tenue et ça se voit.
2/ A aucun moment la prof n’utilise de fer à repasser. Elle explique que c’est parce qu’elle utilise du jersey… Pour moi, le jersey ça se repasse, si on a peur, on peut très bien utiliser une pattemouille/sèche entre le fer et le jersey. En tout cas, le repassage me parait essentiel si on veut obtenir de jolies finitions. C’est le cas par exemple des poches passepoilées…

Bref, je ne vais pas revenir sur tout ce qui m’a laissée perplexe, ce serait bien trop long… Revenons plutôt à la veste que j’ai cousue…

Le patronage est intéressant pour cette veste : le dos vient vers le devant et il y a donc une jolie incrustation :

Pour réalisation cette incrustation et donc faire un bel angle, j’ai utilisé ma technique habituelle.

Et voilà le résultat :

J’ai cousu les poches passepoilées à ma manière, selon la méthode. Autant dire que quand on l’a trouvée, autant la garder !

Sur les manches, il y a ce petit détail original : des poches zippées ! J’en ai mis sur les deux manches, tant qu’à faire !

Il est recommandé de poser un bord-côte au bas de la veste ainsi qu’au bas des manches. J’ai pour ma part préféré utilisé le même tissu. Il s’agit donc de bandes élastiquées.

Au moment de coudre cette veste, je n’avais pas d’élastiques à la bonne taille… J’ai donc cousu deux élastiques ensemble avec un point zig-zag et le tour était joué !

Il ne me restait plus qu’à insérer l’élastique dans la coulisse…

Voici une vue sur l’envers :

La veste se ferme au milieu devant par un zip et une patte qui se rabat sur celui-ci et qui qui se ferme par des pressions.

Le rabat est en fait une patte rapportée qui se plaque au devant et qu’on vient ensuite surpiquer. Je l’ai pour ma part placé à 3 cm du bord de la veste (piqué à 0,5). Je l’ai ensuite retourné pour faire une surpiqûre à 0,7 mm) pour que ça cache bien ensuite le zip.

Voici le bas de la veste avec la gestion de cette patte et du zip :

Pour cacher les coutures du zip, j’ai ajouté un petit ruban noir :

Si je ne l’avais pas fait, ça donnait ça (et je ne trouvais pas ça esthétique…) :

J’ai donc placé le ruban comme ci-dessous :

Puis j’ai rabattu la parementure par dessus :

J’ai ensuite fixer ce ruban à la main, sur l’intérieur de la veste :

J’ai ensuite posé des boutons-pressions pour anorak selon la méthode expliquée ici.

J’en ai posé plus que préconisé, je préfère !

Claire de la Boutique 36 bobines m’avait récemment contactée pour savoir si j’étais d’accord pour tester un de ses tissus techniques. Proposition que j’ai bien évidemment acceptée ! J’en parle d’ailleurs dans mon dernier podcast !

J’ai donc reçu en cadeau 1 mètre de ce tissu avec quelques autres échantillons que voici :

Voici donc l’intérieur de la veste avec la doublure de 36 Bobines :

Il s’agit d’un tissu résille bleu marine que j’ai utilisé pour coudre la doublure de ma veste. C’est une doublure ajourée qu’on voit facilement dans les vêtements de sport : le tissu est parfaitement extensible.

Côté couture, je n’ai pas eu de difficultés particulières pour coudre cette doublure. Il suffit de régler la surjeteuse comme il faut et le tour est joué. Il y a juste un petit effet visuel qui dérange l’oeil lors de la coupe de ce tissu mais là encore ce n’est qu’un détail !

Côté patronage, j’ai repris à l’identique les pièces principales en ôtant toutefois l’enforme dos et les parementures du devant. Je n’ai pas créé de pli d’aisance au milieu dos. Idem pour le bas : j’ai en effet remarqué qu’il n’y en avait pas dans les vêtements du commerce pour ce type de doublure. Voici l’assemblage de la doublure avec les parementures :

J’ai cousu l’angle (l’incrustation du devant) à la surjeteuse et ça a bien fonctionné :

Voilà pour cette veste légère que je vais pouvoir porter cet été ! Défi Burda relevé !

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