J’avais envie de partager avec vous ma joie d’avoir visiter récemment le Musée Yves Saint Laurent…

Comme vous le savez, le Musée a ouvert officiellement ses portes le 3 octobre dernier. Je ne pouvais décidément pas manquer ce rendez-vous ! Je vous conseille vivement de réserver votre place à l’avance car il y a beaucoup de monde ! Ce qui m’a littéralement impressionné, c’est que quasiment toutes les pièces présentées sont des prototypes, c’est à dire des pièces portées une seule fois, le jour du défilé ! INCROYABLE !!!

Le style Saint Laurent : simplicité et élégance ! Il s’approprie le vestiaire masculin et l’adapte au corps de la femme : il retient la coupe, le confort et l’aspect pratique…

On y retrouve bien évidemment les pièces mythiques de ses collections, ci-dessous avec le smoking (1966) qui devient l’apanage des femmes émancipées et l’incontournable saharienne (1968) qui devient un véritable manifeste unisexe :

Ci-dessous, une robe de soir court (1962) brodé de perles de rocailles et pampilles : 1er modèle portant la griffe YSL :

Histoire d’une collection : planches de collection, croquis originaux, programmes de défilé, fiches d’atelier et autres réflexions…

Les savoirs-faire : YSL s’inscrit dans une longue tradition de collaboration entre les maisons de haute couture et les artisans des métiers d’art : tisserands, teinturiés, imprimeurs, brodeurs, plumassiers, orfèvres.

Ci-dessous, un cardigan de soir brodé (1972) :

La salle « Exotismes » : YSL s’inspire du Maroc, de l’Afrique, de la Russie, de l’Espagne ou encore de l’Asie : des couleurs vives, des formes et des étoffes venues d’ailleurs.

Ci-dessous, un manteau (1976) de la collection « Opéra et ballets russes » : lamé doré, brodé de perles de verre facettés et garni de vison.

Robe des tropiques de la collection africaine (1967) : une robe d’organza de soie brodé de rhodoïd, de perles de bois et de perles de rocaille, à effet de marquetterie :

Une robe à la Jean-Paul Gauthier !

Cette cape (1989) de gazar de soie brodé d’applications de fleurs évoque les jardins luxuriants du Maroc : véritable jardin à porter sur soi !

Hommage à la mode : une vision à la fois admirative et distancier du créateur.

Robe de soir long (1990) : décolleté souligné de pierres de verre brodées et de feuilles de filés métalliques dorés :

Le collier coeur (1979) : l’un des bijoux emblématiques d’YSL !

Paletot et fourreau (1983) de velours de soie brodé de perles tubulaires et de rocailles argentées :

Robe de soir (1970) avec dentelle Chantilly au dos : cette robe a fait scandale à l’époque !

Le studio ! On pénètre dans le coeur de la maison de couture avec ici la pièce toute en longueur dans laquelle a travaillé pendant 28 ans YSL. Pour ma part, cet espace m’a totalement fait palpiter ! C’est émouvant, non ?! On rêve tous un jour de découvrir ces lieux de création… et bien voilà, c’est fait !

Son bureau : une simple table sur tréteaux :

Sur la droite du bureau : un grand pan de mur est recouvert d’un miroir, véritable interface qui créait la distance nécessaire à l’appréciation du vêtement :

Vous les voyez ses lunettes sur le bureau ? Il parait que ce sont vraiment les siennes…

La bibliothèque : principale source d’inspiration du couturier :

Regardez ce petit post-it !

Une des toiles de la veste saharienne : les surpiqûres et les boutons sont dessinés directement sur la toile !

L’incontournable robe de mariée : c’est le moment qui ponctue la fin de chaque défilé.

Ici, il s’agit d’une mini robe (1988) drapée de tulle blanc et colombes de piqué de coton (colombes de Braque) :

Les arts graphiques : YSL est en effet un dessinateur hors pair !

Le cabinet des curiosités : l’accessoire occupe une place très importante dans le style d’YSL. Pas de métaux précieux : que des bijoux fantaisie !

La fameuse robe Mondrian (1966) :

Je ne pouvais pas quitter ce musée sans avoir acheté ce petit carnet : « Sans élégance de Coeur, il n’y a pas d’élégance » !

Cette ouverture se fait en parallèle de celle du musée Saint Laurent Marrakech, à deux pas du jardin Majorelle… Je sais ce qu’il me reste à faire !

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