Je pense qu’on va voir fleurir des vestes Magnésium un peu partout sur la toile, car ce patron de veste est le patron incontournable de cette année !

Ce patron, vous le connaissez tous, vous l’avez certainement acheté mais je tiens quand même à vous le présenter ici. Magnésium est donc l’un dernier patron d’Ivanne S. qui ne coûte que 9€90. C’est une veste doublée au multiples possibilités : coupe droite, manches montées, pinces poitrines et doublure intégrale avec 3 options de longueurs, 2 options de boutonnage, avec ou sans col rabattu / martingale / poches réservées. Version A épurée ou Version B avec découpes à la taille et 2 plis convergents en V au dos :

Est joint à ce patron de base, des bonus offerts : blouson zippé, gilet noué, double col rabattu et fausses pattes de poches :

et en supplément, vous pouvez opter pour le pack compléments (3,90 €) qui contient plus de 12 pièces compatibles pour créer des variantes personnalisées (capuche, 3 cols, 2 poches, ceintures, pattes décoratives et bavolets pour trench).

Le pack complet (base + bonus + compléments) ne coûte que 12€90. Autant vous dire que je n’ai du tout hésité !

Côté explications, vous n’êtes pas sans savoir qu’elles sont extrêmement détaillées. Je salue d’ailleurs et à nouveau le travail considérable effectué par la créatrice, j’en reste à chaque fois bouche bée ! Ce patron (comme tous les autres) est un véritable cours de couture !!! Lors de votre achat, vous recevez une dossier de téléchargement contenant pas moins de 12 fichiers. Le fichier principal désigné comme étant les instructions de montage complètes contient 51 pages. Moi, j’en suis totalement fan mais pour celles que ça effraieraient, sachez qu’un second fichier plus light, avec un résumé des instructions de montage, vous est également proposé. De quoi ravir chacune d’entre nous. Si vous optez pour le pack complément, vous recevrez un dossier de téléchargement de 8 fichiers PDF.

Côté patron, il s’agit donc d’un PDF au format A4 ou A0. Vu le nombre de pages, je n’ai pas réfléchi longtemps : j’ai de suite décidé de faire une impression A0 du fichier principal qui contient tout de même 3 planches A0. L’impression en couleurs m’a coûté 16€38 frais de port inclus chez Urban Fairy, mais je ne le regrette pas du tout ! Le fait que ce soit en couleurs, c’est certes un peu plus cher (3€ la planche N&B – 4€ la planche couleurs), mais c’est tout de même beaucoup plus appréciable pour repérer les tailles !

Je n’ai imprimé au format A4 que les parties Bonus et compléments qui m’intéressaient, c’est effectivement inutile de tout imprimer d’un coup !

En ce qui concerne la taille, le patron propose les tailles allant du 32 au 54. Un tableau des mesures finies permet de voir l’aisance apportée au patron. Au regard de celui-ci j’ai décidé de coudre toute la veste en taille 36 et je trouve qu’elle me va bien. La coupe reste très large et ça peut faire un peu « boîte ». Après c’est une question de style, moi j’ai tout de même tendance à préférer les coupes cintrées à la taille. On voit bien l’effet « boîte » sur la photo ci-dessous :

Ce que je trouve en revanche étonnant c’est que la mesure du tour de taille n’apparait pas dans les tableaux. Pourtant, les mesures poitrine-taille-bassin sont incontournables dans n’importe quel patron de couture….

Parlons à présent de ce que j’ai cousu à partir de ce patron ! J’ai donc décidé de coudre la version B avec plis au dos, demi-ceinture et ses passants. Pour le devant j’ai choisi : boutonnage simple, col officier, fausses pattes de poches, pattes d’épaules et pattes de manches. Et voici le résultat final :

Cette version est fortement inspirée de la veste esprit militaire cousue par Ivanne S. :

Question tissu, j’avais acheté cet été tout ce qu’il me fallait, ce qui explique qu’il s’agit donc ici d’une version pour les beaux jours : une gabardine bleu foncé (diffus’laine Saint-Nazaire) pour le tissu extérieur et une jolie doublure fleurs de cerisier (tissus Reine Paris).

J’aime particulièrement le dos de cette veste avec les plis qui forment un V !

Voici le pli formé avant l’assemblage avec le bas de la veste :

J’ai décidé de mettre une demi-ceinture avec des passants, à l’identique de celle proposée par Ivanne.

A noter que j’ai rallongé la hauteur des passants pour qu’ils soient à la bonne taille :

Le col officier, c’est sans conteste mon col préféré ! Ici pas de difficultés question couture car il est pris en sandwich entre les deux épaisseurs :

J’ai brodé à la machine avec un fil métallisé « SB Créations » sur l’enforme dos : pour une fois j’ai pensé à mettre ma p’tite griffe !

Question couture / assemblage, je n’ai pas eu de difficultés, il faut dire que ce n’est pas non plus ma première veste. J’ai suivi les conseils et explications claires et détaillées du livret sans soucis. J’ai trouvé particulièrement astucieux la façon de monter la doublure au corps de la veste

Le patronage de la doublure est en effet ingénieux : il permet de ne pas avoir à gérer le pli d’aisance que l’on a généralement dans le bas de la doublure, au niveau de la parementure.

En revanche, je trouve que la doublure descend bien trop bas, je me demande si ma doublure ne s’est pas déformée et allongée…

Côté finitions, il est proposé de poser un passepoil entre la parementure et la doublure. C’est la première fois que je le fais et j’en suis ravie.

Parlons à présent de l’ourlet : Ivannes S. propose deux méthodes pour glacer les ourlets.

Pour rappel, il s’agit de maintenir deux épaisseurs de tissu l’une contre l’autre par de larges points invisibles. C’est points faits à la main permettent aux ourlets et aux parementures de bien rester en place : ça évite ainsi au bas de la veste de ne pas s’affaisser et à la doublure qu’elle ne pendouille pas et qu’elle ne soit ainsi pas visible de l’extérieur…

J’ai appris à « baguer/glacer » des ourlets à l’occasion des cours que j’ai suivis à la Mairie de Paris. On bague à environ 2 cm du bord pour permettre ensuite l’assemblage avec la doublure. Autrement dit, je le fais avant de poser la doublure et non après comme le recommande Ivanne (je trouve ça beaucoup plus facile et ça évite ainsi de venir retravailler sur l’intérieur de la veste). Ci-dessous, le point d’assemblage interne de la parementure de la veste :

Ci-dessous, il s’agit de l’ourlet du bas de manche bagué :

Je glace systématiquement les parementures quand la veste en question n’est pas doublée comme ici avec ma veste Tanger d’Anne Kerdilès couture :

Revenons à la seconde méthode proposée par Ivanne S : celle d’utiliser une bande thermocollante. Je voulais essayer « pour voir » mais je n’étais pas vraiment convaincue par cette technique : ça me rappelait en effet l’époque où je ne savais pas coudre et que j’utilisais alors un ruban de ce type pour faire les ourlets de mes pantalons ou de mes rideaux… Du bricolage quoi…
Bref, j’ai voulu essayé : j’ai donc acheté chez Fil 2000 une bande thermocollante dont la largeur est de 3 cm, soit la largeur de mon ourlet :

Elle se présente de cette façon : la face brillante est la partie à coller contre le tissu. L’autre face est couverte d’une protection/pellicule en papier :

On applique la bande sur l’ourlet préformé : petit flou dans les explications : je n’ai pas trop su où vraiment la placer : bord à bord ? contre le pli de l’ourlet ? au milieu de l’ourlet ? Sur l’illustration, la bande est placée au milieu et c’est ce que j’ai fait. Je pense toutefois qu’il aurait fallu positionner la bande contre le pli de l’ourlet : sur la valeur de l’ourlet et non sur les valeurs de couture car ça risque de poser problème par la suite (ouvrir les coutures au fer sera alors impossible)…

Bref, on place la bande sur la valeur d’ourlet au bon endroit (ne faites donc pas comme sur les images ci-dessous), on presse au fer puis on retire la pellicule :

Puis, plus tard, on replie l’ourlet et on presse à nouveau au fer : l’ourlet est ainsi maintenu… Voici une vue sur l’endroit, une fois l’ourlet placé puis pressé au fer :

Pour les manches, j’ai fait un glaçage à la main, car ça me se semblait trop compliqué de faire autrement. Je pense effet qu’il faudrait poser la bande thermo quand la manche est à plat et non déjà cousue…

Verdict pour l’ourlet du bas de ma veste : ça fonctionne mais j’ai deux petits bémols… Le point positif, c’est que c’est beaucoup plus rapide à poser que de faire des points à la main. En ce qui concerne les deux bémols : 1/ ça rigidifie l’ourlet, ça fait donc une petite démarcation sur l’endroit de la veste. On la voit très bien sur cette photo : la bande thermocollante ne va pas jusqu’aux extrémités et ça se voit :

2/ cet ourlet ne va-t-il pas se décoller avec le temps ? Le risque est tout de même plus fort que celui de l’ourlet bagué… A voir… je vous dirais ça !

Restons dans l’intérieur de la veste : les épaulettes. J’ai suivi là aussi les conseils d’Ivanne S pour poser des épaulettes. Pas de soucis, c’est la méthode que je connaissais : on fixe par des points lâches l’épaulette au niveau des marges de couture. Pour ma part, je la fixe également par un point main sur son extrémité au niveau de la couture d’épaule. Je n’ai par contre pas posé les cigarettes car c’est ici une veste que je veux plutôt légère et souple pour le printemps.

Pour ce qui est de la manche, j’ai de suite retiré un peu d’embu à la tête de manche car ce n’est pas évident à gérer avec un tissu tel que la gabardine…
Pour savoir comment retirer de l’embu, je l’explique ici.

La longueur des manches me convient parfaitement :

Les manches sont finies par des pattes boutonnées. Instinctivement j’aurais eu tendance à les mettre dans l’autre sens, mais j’ai respecté les indications du patron :

Parlons à présent des poches ! J’ai cousu les poches qui sont prises dans les coutures. Côté montage, pas de soucis.

Pour plus de précisions, j’ai marqué à la craie mes lignes de piqûres :

En revanche, ces poches, je ne les trouve pas très pratiques, j’ai en effet pour habitude de placer mes poches sur le devant de la veste plutôt que sur le côté.

Autres poches : une poche zippée sur le devant droit et des fausse pattes de poche :

La fausse patte de poche est prise en sandwich entre le haut et le bas de la veste. J’y ai fixé un bouton pour donner un peu plus de style :

Pour ce qui est de la poche zippée passepoilée, elle n’est pas prévue dans les explications. C’est moi qui ai voulu la rajouter :

Voici une vue sur l’envers de ladite poche :

Pour coudre cette poche, je me suis inspirée du patron de la veste Tello de Pauline Alice.

Comme je n’avais pas ce patron, j’ai réfléchi un peu puis j’ai patronné cette poche telle que je l’entendais. Et je suis hyper contente du résultat !

Parlons à présent des boutonnières et des boutons ! J’ai donc choisi la croisure avec simple patte de boutonnage. Par esthétisme, j’ai choisi de coudre 5 boutonnières/boutons au lieu des 4 proposés.

Les boutons viennent de la boutique Modes & Travaux à Paris. J’ai pris deux tailles : les plus gros pour la patte de boutonnage et des boutons plus petits pour les pattes de manches, pattes d’épaules et fausses pattes de poches.

Voilà pour cette veste de printemps ! Je ne pouvais pas rester sur cette version : j’ai donc cousu dans la foulée un blouson d’hiver à partir du patron Magnésium ! A suivre !

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